Vincent Gagliardi "Les Collines de la pensée" jusqu'au 30/09

Publié le 30 Septembre 1992

- DERNIERS JOURS -

 

 

Le Conseil Général de la Moselle présente l'exposition des oeuvres de Vincent Gagliardi, "Les Collines de la pensée", au Musée départemental du Sel à Marsal. À découvrir du 1er juillet 2012 au 30 septembre 2012.

Né en Moselle, Vincent Gagliardi lauréat de l'Ecole des Beaux-Arts de Metz. Dans ses années de formation, cet artiste a vécu la profonde mutation économique de la Lorraine. Cette histoire faite de ruptures, de bouleversements, de déconstructions et de reconstructions a marqué son imaginaire.

 

"Les Collines de la pensée" exposent le cheminement d’un artiste au travers de sa vie et des difficultés qu’il a connues. Les œuvres présentées dans l’album sont ses dernières créations. Certains y verront deux Vincent Gagliardi. Le premier, engagé et revendicatif. Le second a appris de son passé ; de retour sur ses terres, il veut enseigner sans pour autant devenir donneur de leçons. 


En 2000, l’artiste voyait son travail comme "les allées d’un cimetière personnel". Aujourd’hui, il considère son art toujours en pleine réflexion, tout en apportant joie et étonnement. Il donne libre cours au rêve avec des lambeaux de mémoire : le balatum, le noir... Pour que la nuit enfante des nouvelles constructions, des nouveaux spectacles, où la malice fait la part belle à la sensualité et où la légèreté cède parfois le pas à la gravité.

Cette exposition présente de manière non chronologique le petit théâtre mystérieux de l'univers de Gagliardi. Elle juxtapose les gravures, origine de la démarche de l'artiste, à ses objets et à ses installations. Elle propose ainsi aux visiteurs un spectacle léger où, pour le plaisir des yeux, une forme en appelle une autre, en référence au grand puzzle qui habille notre vie.

 
Le parcours artistique de Vincent Gagliardi épouse la pensée d'Alexandre Jollien : "Le combat et la joie qui surgissent d’une blessure assumée au quotidien invitent à recommencer sans cesse, à renouveler l’effort, à se remettre en marche et à bâtir sur la faiblesse".  Faiblesse de l’être, bien sûr. Mais pour un artiste, faiblesse du medium également.  

Gagliardi est originaire d’une famille d’immigrés italiens installée dans le nord de la Moselle. Son enfance est faite de découvertes. Très tôt, il remarque les imperfections de l’asphalte, découvre les empreintes qu’elle peut donner sur le papier.  Et puis il y a le balatum, ce matériau inerte que l’on foule, sali par les pas dans les maisons ouvrières.

L’artiste va alors inverser la manière d’appréhender les matériaux les plus usuels pour s’approprier l’histoire des hommes et en faire un manifeste. Il travaille la gravure, l’illustration d’ouvrage et la sculpture. Gagliardi réalise ses travaux avec une approche Dada. Les objets usuels sont détournés de leur utilisation première, sans être jamais vulgaires. De par son expérience, il réussit à toucher l’intime du spectateur. Parfois, il lui remet en mémoire des images auxquelles il ne pense plus, ou qu’il a enfoui au plus profond de lui-même.

Le monde de l’artiste peut être vu en grand, dans ses gravures ou dans ses sculpture. Ses performances faites en pleine nature y contribuent plus que jamais. Il en tire à la fois des positifs et des négatifs et crée des paysages qu’il met en scène par la suite.


 Gagliardi cherche également la volupté et la légèreté dans ses travaux. La Lumière des vagues, œuvre in situ créée à l’occasion de l’exposition de Marsal, invite à s’arrêter, à se poser, à se laisser bercer par le mécanisme des lumières et des vagues/oreillers. Elles vont et viennent à l’infini. Cette mer de plumes mène droit vers un univers fantasmagorique.


Accueilli par les Bustes, le visiteur est invité à pénétrer dans des forêts au feuillage de ficelles et de cordelettes semblant indiquer un lieu des plus déconcertants.  

Les œuvres d’art de Gagliardi ont un parfum d’aventure et de naïveté appartenant à l’enfance. Il aime d'ailleurs travailler avec le jeune public. C’est le propre de l’enfant de faire des choses fascinantes avec des objets de récupération.  Bobines de fil de couleur, assiettes anciennes, billes, plumeau et ... balatum ! Le public plonge entre dans l’univers de La Belle et la Bête, d’Oliver Twist et croise presque le lapin de Lewis Caroll.

 
Côté pratique :

Du 1er juillet 2012 au 30 septembre 2012

Musée départemental du Sel, Porte de France à Marsal.
Ouverture du mardi au dimanche de 9 H 30 à 12 H et de 13 H 30 à 18 H. Fermeture hebdomadaire le lundi.
Tarifs : 5 € plein tarif, 3,5 € tarif réduit.
Pass Musée Georges de La Tour + Musée du Sel à Marsal : 6 €
Renseignements et réservations au 03 87 35 01 50. 

 

 

VGagliardi-017-C.jpg

Rédigé par Conseil Général de la Moselle

Publié dans #Musée départemental du Sel à Marsal

Repost 0
Commenter cet article