"Pérégrinations dans l’Empire romain" (jusqu'au 31/10)

Publié le 5 Juin 1990

Le Conseil Général de la Moselle présentera du 5 juin au 31 octobre 2010 au Parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim une exposition des aquarelles de Jean-Claude Golvin ainsi que des objets emblématiques sur les pérégrinations dans l'Empire romain. Jean-Claude Golvin, architecte-urbaniste, directeur de recherche émérite au CNRS, et les archéologues du Parc ont imaginé un périple à travers l’Empire qu’aurait pu effectuer le riche propriétaire de la villa de Reinheim.


Le Conseil Général de la Moselle vous propose de découvrir plus agréablement au travers de l'exposition "Pérégrinations dans l'Empire Romain" la vie dans l’Empire en vous mettant dans les pas d’un "peregrinator", "un amateur de voyages" qui va "per ager", "par monts et par vaux".

Si les artisans-commerçants de Bliesbruck parcouraient de plus faibles distances, ils achetaient des produits provenant de tout l’Empire. Les archéologues en ont retrouvé certains lors de leurs campagnes de fouilles. La première partie de l’exposition met en relation ces objets avec les aquarelles de Jean-Claude Golvin représentant les villes d’où ils proviennent. Le voyage à travers l’Empire commence alors. Des amphores à huile nous entraînent vers l’Espagne et la Tunisie, une amphore à vin jusqu’à Alexandrie ...

La deuxième partie de l’exposition est la "perigrinatio", "le voyage à l’étranger" du notable de Reinheim. Il le mène tout naturellement jusqu’à Rome.

Les voyages par la terre étaient aisés grâce au réseau dense des voies romaines dotées de relais et de gîtes d’étapes à espace régulier. Ils se faisaient à raison d’environ 70 kilomètres par jour. Les voyages lointains par la mer existaient depuis longtemps. Les riches citoyens romains ont donc été les premiers touristes. Sénèque, dans l’une de ses lettres à Lucilius, l’incite à en devenir un, car "le voyage donnera la connaissance des peuples, te révèlera de nouvelles formes de montagnes, des espaces de plaines non visités et des vallées arrosées d’eaux permanentes".


En parcourant l’exposition, le visiteur aura l’impression de découvrir avec notre voyageur le spectacle offert à chaque nouvelle étape. Jean-Claude Golvin cherche toujours à retrouver "la vision complète … que la ville nous aurait donnée si nous l’avions vue naguère pour la première fois".

Les villes romaines étaient construites selon les mêmes principes d’urbanisme et d’architecture, stéréotypées. L’œil remarque vite ce qui rapproche toutes ces villes « romaines » du IIème siècle de notre ère. Le plus souvent, elles ont un plan à damier. En leur centre, au croisement des deux artères principales, se trouve le forum bordé par un temple ou une basilique. À proximité, les vastes thermes publics. À la périphérie, le théâtre, l’amphithéâtre, voire le cirque. D’un côté ont été bâties les résidences les plus luxueuses et de l’autre les échoppes des artisans. Cependant la topographie et l’histoire les rendent toutes différentes.

Le notable de Reinheim profitait au cours de ses voyages des agréments offerts par les grandes villes traversées. Le visiteur devient avec lui le spectateur des combats de gladiateurs dans les amphithéâtres de Lyon, de Nîmes et de Saintes, d’une représentation théâtrale ou de courses de chars à Arles.

Le propriétaire de la grande villa de Reinheim devait être reçu chez des amis vivant dans des demeures ressemblant pour le citoyen d’aujourd’hui à des palais. Le périple conduira le visiteur dans plusieurs maisons patriciennes de Vienne, de Vaison-la-Romaine, de Rome et de Saint-Emilion. Il sera ébloui par la quantité de cours intérieures accueillantes, par le luxe des colonnades, des bassins et des marbres, par les peintures sur le sol et sur les murs ...

Les aquarelles de Jean-Claude Golvin restituent parfaitement l’animation des rues et des ateliers, des boutiques des villes et des ports traversés. L’impression de vie est renforcée par tous les objets exposés, empruntés à des musées emblématiques, des lampes à huile ornées de combats de gladiateurs aux masques utilisés dans les nombreux amphithéâtres, les cirques et les théâtres de l’Empire, en passant par les prestigieux bustes d’empereurs.

D’autres aspects importants de la vie romaine sont soulignés par les aquarelles et les objets présentés comme la défense de l’Empire, avec le passage près du camp de Strasbourg. Le rôle politique joué par Lyon, la métropole des Gaules, est mis en relief avec son sanctuaire fédéral. L’importance des cultes guérisseurs dans la religion est illustrée au travers de celui d’Apollon Grannus à la source de Grand et de celui de la déesse Sequana aux sources de la Seine. Le rôle des puissances protectrices comme les déesses-mères et le culte impérial, célébré dans nombre de temples visités, expression du loyalisme à l’égard de Rome sont également mis en exergue dans cette exposition.

Côté pratique :
ouvert tous les jours de 10 H à 18 H.
L’entrée est gratuite jusqu’à 16 ans.
Tarif individuel : 6 € - Tarif réduit : 4,50 €
Informations, réservations, renseignements :
Parc Archéologique Européen de Bliesbruck-Reinheim
1, rue Robert Schuman
F - 57 200 Bliesbruck
Tél : +33 (0)3 87 35 02 20 / Fax : +33 (0)3 87 35 02 20
Courriel : bliesbruck@cg57.fr
Site internet : www.archeo57.com


Rédigé par Conseil Général de la Moselle

Publié dans #Archéologie - Parc européen de Bliesbruck-Reinheim

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