"C’était là ! Sous nos pieds..." jusqu'au 30 septembre

Publié le 16 Mai 1994

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- EXPOSITION -
Découvertes archéologiques de la Ligne à grande vitesse Est européen
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Le Conseil Général de la Moselle présente au Parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim du 16 mai au 30 septembre 2014, l’exposition "C’était là ! Sous nos pieds... Découvertes archéologiques de la Ligne à grande vitesse Est européenne". Consacrée aux résultats des recherches archéologiques menées sur le tracé de la ligne, en Lorraine et en Alsace, elle présente 6 000 ans d’histoire du territoire.

Rapprocher Paris de Strasbourg : c'était l’objectif de la ligne à grande vitesse est- européenne, aménagée par Réseau ferré de France. Le premier tronçon (300 km) a été mis en service en juin 2007. Le second, long de 106 km, permettra de réduire le temps de parcours actuel de 30 minutes (1h50). Dans ce cadre, l’Inrap, le PAIR et le service archéologique du Conseil Général de Moselle ont fouillé plus de 40 sites, entre 2008 et 2011, mettant en évidence des peuplements et des occupations très anciennes du territoire, depuis le Néolithique (5 400 avant notre ère) jusqu’à la Première Guerre mondiale.

7500 ans d’histoire - Au Néolithique, les premières sociétés sédentaires ont laissé leur empreinte dans le sol au travers de nombreux silos à grain, de fragments de torchis et de sépultures. L’âge du Bronze (2 200 à 800 avant notre ère) se caractérise par de nouvelles pratiques funéraires ainsi que des échanges ou influences avec la Méditerranée. En témoignent par exemple des perles de verre importées d’Italie et déposées dans une incinération à Dolving (Moselle). La tribu gauloise des Médiomatriques occupe ensuite le territoire. Les archéologues ont découvert en Moselle une vaste résidence aristocratique, qui deviendra, à la période romaine, une luxueuse villa. Les fouilles ont également mis au jour des collections intéressantes du Moyen Âge, notamment une fibule incrustée de grenats. L’exposition se termine avec la tombe de deux soldats à Sarraltroff, victimes des premiers combats de la Première Guerre Mondiale.
L’exposition présente, sur plus de 300 m2, les plus importantes découvertes de ces fouilles. La scénographie, assurée par Zen+dCo, s’appuie sur un mobilier "muséo- transformable" fait de grandes plaques d’aluminium pliées. Organisée en trois sections, elle permet de découvrir les modes de vie des différentes civilisations qui se sont succédé dans la région : "Habiter, cultiver, consommer" ; "Fabriquer, échanger, se déplacer" ; "Croire, mourir, se souvenir". Le visiteur est accueilli par un atlas interactif retraçant les découvertes archéologiques du tracé. Plus de 500 objets archéologiques sont présentés pour la première fois au public : situle de bronze d’influence étrusque du site d’Eckwersheim (Bas-Rhin), bague en or et dépôt monétaire, trésor de monnaies d’argent de la fin de l’indépendance gauloise de la villa gallo-romaine de Bassing (Moselle)...

Un chantier archéologique sans précédent - L’archéologie préventive est un compromis entre recherche, sauvegarde du patrimoine, délais et aménagement du territoire. L’aménagement de la ligne à grande vitesse est-européenne, reliant Paris à Strasbourg, commence en 1988, lors de l’instruction des premiers dossiers du tracé. Le diagnostic systématique a mis au jour plusieurs centaines de sites. Selon leur intérêt, ceux-ci ont fait l’objet de fouilles plus ou moins exhaustives, parfois sur plusieurs hectares.
Si un chantier de travaux publics d’une telle envergure (406 km sur 60 m de large, auxquels s’ajoutent les zones d’installation de chantiers et de stockage) a déjà été suivi par des archéologues, c’est la première fois que l’emprise entière d’un tel projet fait l’objet d’opérations d’archéologie préventive.
Elle représente 4 100 hectares à explorer entre Paris et Strasbourg et a nécessité près de 70 000 jours de travail sur le terrain et pour l’analyse des centaines de milliers de vestiges découverts (objets, échantillons de sols, pollens, charbons de bois et toutes autres traces de l’environnement passé). Tous ces inventaires, analyses, études et synthèses sont présentés dans des rapports qui totaliseront au final plus de 30 000 pages. Ils constituent le préalable nécessaire aux ouvrages et publications scientifiques sur le territoire traversé par la LGV.

Le Parc Archéologique Européen de Bliesbruck-Reinheim - Ce site Moselle Passion évolue autour de la frontière franco-allemande. Il est en effet situé à l’Est du département de la Moselle dans la vallée de la Blies, à 10 kilomètres de Sarreguemines (France) et 25 kilomètres de Sarrebruck (Allemagne). Sa partie Sud-Est est française (Bliesbruck) et sa partie Nord-Est allemande (Reinheim). La partie française de ce Parc Archéologique est devenue propriété du Conseil Général de la Moselle il y a 30 ans. Des deux côtés de la frontière co-existe une même volonté : mener une archéologie de pointe, avec une très forte implication scientifique, tout en rendant cette discipline accessible au grand public, adultes comme enfants.

Née de la volonté commune de l’Inrap, du ministère de la Culture et de la Communication, de Réseau ferré de France et du PAIR, cette exposition (bilingue français-allemand) sera itinérante jusqu’en 2017.

Côté pratique :
Le parc est ouvert tous les jours de 10h à 18h du vendredi 15 mars au jeudi 31 octobre 2014.
Plein tarif 5€, tarif réduit, 3,50€ et gratuité jusqu'à 16 ans. Le tarif réduit s'applique aux étudiants, aux + de 65 ans, aux RMIstes, aux demandeurs d'emplois, aux ambassadeurs de Lorraine, aux familles nombreuses sur présentation d'un justificatif.
Informations, réservations, renseignements :
Parc Archéologique Européen de Bliesbruck-Reinheim, 1, rue Robert Schuman à Bliesbruck
Tél : +33 (0)3 87 35 02 20
Courriel : bliesbruck@cg57.fr

www.mosellepassion.fr

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C’était là ! Sous nos pieds - Duntzenheim - Crédits : 2C2L,Inrap

C’était là ! Sous nos pieds - Duntzenheim - Crédits : 2C2L,Inrap

Rédigé par Conseil Général de la Moselle

Publié dans #Archéologie - Parc européen de Bliesbruck-Reinheim, #Expositions

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