Musiche Amorose à l'Arsenal de Metz le 20 juin

Publié le 20 Juin 1994

- CABANES, FESTIVAL DE MOSELLE -

La soprano Laureen Stoulig, marraine de "Cabanes, festival de Moselle", sera au coeur d'un grand concert, Musiche Amorose, dans lequel elle chantera avec la soprano Salomé Haller et le Parlement de Musique, le vendredi 20 juin 2014 à 20h, • Église Saint-Pierre-aux-Nonnains •à Metz.

Née en 1983 à Creutzwald (France), Laureen Stoulig entame ses études musicales à l’âge de 7 ans au Conservatoire National de Région de Metz. À 16 ans, après avoir terminé ses études de piano, elle débute le chant lyrique. En 2001, elle connaît ses premières expériences d’opéra en tenant le rôle principal lors de la création de La Légende d’Horus de Mario Salis à l’Arsenal de Metz.
Laureen Stoulig a remporté plusieurs prix et concours sur le plan national et international, notamment au concours Maria Caniglia à Sulmona en Italie en 2004.
Dans la grande région Saar-Lor-Lux, Laureen Stoulig a été professeur de chant à la maîtrise de la cathédrale de Metz, à la maîtrise Sainte-Sophie du Luxembourg, ainsi qu’à l’école de musique de Yutz.
Laureen s’est notamment produite au Schlossfestspiele de Weikersheim dans le rôle de Clorinda (La Cenerentola de Rossini sous la direction d’Alessandro de Marchi) et à l’opéra de chambre de Munich dans le rôle de Sandrina (La Cecchina de Piccinni).

Musiche Amorose ou les musiques amoureuses... Ce programme est une célébration du printemps, de la jeunesse et de l'amour à travers des musique fraîches, tendres ou jubilatoires. Entre les musiques écrites sur le Cantique des Cantiques et celles dédiées à l’amour hors de l’église, il n’y a de séparation que celle que l’imagination veut bien se représenter.
De l’extase de "O quam tu pulchra es" à la désespérance de la Vierge pleurant la mort de son fils , toute une gamme d’expressions relie les extrêmes de la rhétorique amoureuse : quête de l’être aimé dans "In lectulo meo" écrit avec des effets d’ échos. Quant aux Saisons de M.A. Charpentier, objet de l’un des premiers CD du Parlement de Musique, elles jouent de l’ambivalence du profane et du sacré : savante compilation d’extraits du Cantique des Cantiques, en latin comme les motets sacrés, elles évoquent des scènes d’amour qui ont pour cadre les quatre saisons de l’année avec leur cortège d’images et de symboles.
Faisant office d’intermèdes, les Sonates et Fantaisies instrumentales de Dario Castello, de Girolamo Frescobaldi de Giovanni Antonio Pandolfi et de François Couperin cherchent à recréer dans le domaine concertant la diversité des affects qu’on trouve dans les motets. Ils sont à la fois des diversions poétiques et des commentaires virtuoses - cette virtuosité-là étant, elle-aussi, une manière de traduire
l’enthousiasme passionné et la louange mêlés de moments graves ou plaintifs.


Au programme :
Claudio Monteverdi : Io son pur vezzosetta pastorella (7. libro)
Girolamo Frescobaldi : Sonata per spinetta e violino
Claudio Monteverdi : O come sei gentile (7. libro)
Claudio Monteverdi : Quel sguardo sdegnosetto
Claudio Monteverdi : Ohimè, dov’è il mio ben: aria a due sopra la Romanesca
Girolamo Frescobaldi & Biaggio Marini : Partite sopra la Romanesca
Girolamo Frescobaldi : Aria di passacaglia : Così mi disprezzate (Arie Musicali)
Jacopo Peri : Tu dormi (Le varie musiche)
Claudio Monteverdi : Si dolc'è il tormento (9. libro)
Dario Castello : Sonata a due canti (2. libro)
Henry Dumont: In lectulo meo in echo
Jean-Henry d’Anglebert : Sarabande pour clavecin
M.A. Charpentier : Les Quatre Saisons, motets d’après le Cantique des Cantiques : Automne
François Couperin : Concert Royal en sol majeur : Prélude - Allemande - Sarabande
M.A. Charpentier : Les Quatre Saisons, motets d’après le Cantique des Cantiques : Hiver
François Couperin : Concert Royal en la majeur : Courante - Sarabande - Musette
André Campra : Tota pulchra es, amica mea

Le Parlement de Musique :

Salomé Haller, soprano
Laureen Stoulig, soprano
Clémence Schaming, violon
Parsival Castro, théorbe
Lina Manrique, violon & viole
Martin Gester, clavecin & direction
Le nom est tout un symbole : à la croisée de cultures européennes, la situation de Strasbourg aidant, sous l’impulsion de Martin Gester, le Parlement de Musique est un ensemble dédié à la musique baroque et classique au fonctionnement souple, inventif, modulable - moderne - se dédiant à la recréation d’œuvres rares tout comme de l’interprétation du grand répertoire.
Suivant le penchant tout particulier de Martin Gester pour le travail avec les chanteurs, l’ensemble cultive le riche répertoire lyrique menant des cantates profanes et des motets à l’opéra - stylisé - de Monteverdi à Mozart : en témoignent ses révélations ou relectures de Carissimi, Scarlatti, Caldara, Charpentier, Clérambault, Rameau, Haendel, J.S. Bach. C’est tout logiquement que l’ensemble a étendu son activité de ces dernières années à la musique classique instrumentale ou lyrique, autour de Mozart et Haydn, en y soulignant les relations qu’elle entretient avec l’art baroque.
Autour de l’organiste-claveciniste-pianofortiste Martin Gester et en compagnie d’Aline Zylberajch, l’ensemble illustre le répertoire de l’orgue entouré des voix et des instruments sur les instruments historiques (notamment dans la collection de disques Tempéraments / Radio France) et celui de la musique concertante autour des claviers historiques de Couperin à Mozart.
Actuellement, l’ensemble se consacre plus particulièrement à l’art de la cantate baroque et à la mise en scène conjointe de la voix et des instruments : cantates et concerts de Montéclair et Clérambault au concert et enregistrés sur CD, révélation de joyaux du répertoire vocal des Ospedali vénitiens, une mine inépuisable de chefs-d’œuvre. Mozart et J. Haydn font l'objet de programmes éclairant ces compositeurs de regards renouvelés ; et, toujours au centre, J.S. Bach et C.P.E. Bach, aux voix et aux instruments entourant les claviers en dialogues variés.
Son atelier lyrique Génération Baroque, d’audience aujourd’hui européenne, est un lieu d’expérimentation, de formation, une tribune et un instrument de détection de talents : nombre d’artistes aujourd’hui reconnus y ont trouvé un terrain d’envol et une source de formation et d’inspiration. Les dernières sessions ont expérimenté avec des artistes venus de toute l’Europe des ouvrages de Porpora (Vêpres), Haydn (L’Infedeltà delusa), Les Imbroglios de l’Amour, opéra pasticcio de Mozart avec l'Académie d'Ambronay, Alcina de Haendel en scène, Acis & Galatea de Haendel en France et en Pologne et, dernièrement, Orpheus, opéra de Telemann en France, en Allemagne et en Belgique.
Le Parlement de Musique bénéficie du soutien de la Ville de Strasbourg et du Ministère de la Culture/DRAC Alsace, et, pour son activité en région, reçoit des aides du Conseil Général et du Conseil Régional.

Salomé Haller :
Alors qu’elle poursuit ses études successivement avec Rachel Yakar, Peggy Bouveret et Margreet Honig, Salomé Haller se fait une place reconnue sur la scène baroque, invitée par de nombreux ensembles comme le Parlement de Musique, Concerto Köln, les Talens Lyriques, Le Concert Spirituel, I Barocchisti ou Akademie für Alte Musik Berlin, ce qui l’amène à participer dès 1995 à de nombreux enregistrements et concerts aussi bien en France qu’à l’étranger.
C’est René Jacobs qui lui ouvre les portes du Staatsoper de Berlin où elle chante dans Solimano de Hasse en 1999, Griselda de Scarlatti et Crœsus de Keiser en 2000. Jean-Claude Malgoire lui confie les rôles de Donna Elvira en 2001 et de Mistress Ford (Falstaff de Salieri) en 2002, au sein de l’Atelier Lyrique de Tourcoing. Dans les années suivantes, elle se produit à l’Opéra de Nice (Rosmira Fedele de Vivaldi), de Lausanne (Roland de Lully), de Rennes (Agrippina), de Rouen (Véronique), au Châtelet (Le Luthier de Venise de Dazzi) ainsi qu’au Théâtre des Champs-Élysées. En 2005, elle fait ses débuts à la Monnaie comme Erste Dame de la Flûte Enchantée, cette production étant reprise ensuite à New York. Puis viennent les débuts à l’Opéra de Paris en 2006 dans le rôle de Diane (Iphigénie en Tauride) avec Marc Minkowski. Elle incarne ensuite Médée (Thésée de Lully) sous la direction d’Emmanuelle Haïm à l’Opéra de Lille et aborde Wagner avec Les Fées au Théâtre du Châtelet, puis chante les rôles d’Annio (La Clémence de Titus) à Tours, La Folie (Platée) à l’Opéra du Rhin, Dorothée (Cendrillon de Massenet) à l’Opéra-Comique et à Vienne, Bellangère (Ariane et Barbe Bleue) au Liceu de Barcelone, Diane (Iphigénie en Tauride, Iphigénie en Aulide) à l’Opéra d’Amsterdam.
Toujours curieuse de rencontres et de répertoire, Salomé Haller se produit beaucoup en concert. Elle a ainsi collaboré avec John Nelson, Peter Oetvös, Armin Jordan, Christoph Eschenbach, Pierre Boulez et l’Ensemble Inter-contemporain, dans des œuvres aussi variées que l’Isola Disabitata de Haydn, les Poèmes pour Mi de Messiaen, les Nuits d’Été de Berlioz, le Pierrot Lunaire de Schoenberg ; mais également en musique de chambre avec les Quatuors Ysaÿe, Diotima et Manfred. Cependant son partenaire privilégié au récital est Nicolas Krüger, avec qui elle a enregistré un disque de Lieder, « Das irdische Leben », récompensé d’un diapason découverte.
Tout récemment, elle interprète Oenone (Hippolyte et Aricie) à l’Opéra National de Paris et Flora (La Traviata) à la Monnaie. Parmi ses projets : la Voix de la tombe (Les Contes d’Hoffmann) au Liceu, la Femme du Garde-Chasse et le Hibou (La Petite Renarde Rusée) à l’Opéra de Lille, ainsi que de nombreux concerts.

Laureen Stoulig
Née en 1983 à Creutzwald (France), Laureen Stoulig débute ses études musicales à 7 ans au Conservatoire National de Région de Metz. À 16 ans, après avoir terminé ses études de piano, elle débute le chant lyrique.
Elle y fait de rapides progrès sous la direction de M. Juan Carlos Morales, de Mmes Monique Zanetti et Claude Verhaeghe. En 2001, elle connait ses premières expériences d’opéra en tenant le rôle principal lors de la création de la Légende d’Horus de Mario Salis à l’Arsenal de Metz.
Elle remporte plusieurs prix et concours sur le plan national et international notamment au concours Maria Caniglia à Sulmona en Italie en 2004. Parallèlement elle obtient les premiers prix en chant baroque et lyrique à Metz.
La bourse d’étude octroyée par l’Ateneo Lyrica de Sulmona lui a permis de travailler de manière intensive avec Mireille Freni, G. Raimondi et Luciana Serra.
En 2009 elle remporte le 1er prix au concours « Passion de la musique » organisé par le Rotary Club France, et en 2012 elle est finaliste du concours du Jardin des Voix de William Christie. Elle a suivi les Masterclass de Klesie Kelly au Luxembourg, et de Susanna Eken à Copenhage. Depuis 2005 elle est l’élève d’Hubert Weller à Paris.
Dans la grande région, Laureen Stoulig a enseigné le chant à la Maîtrise de la Cathédrale de Metz, à la Maîtrise Sainte Sophie du Luxembourg ainsi qu’à l’école de musique de Yutz. Elle est membre soliste de l’ensemble Canto Lx.
Depuis 2007 Laureen s’est produite au Schlossfestspiele de Weikersheim dans le rôle de Clorinda (opéra Cenerentola de Rossini sous la direction d’Alessandro de Marchi), à l’opéra de chambre de Munich dans le rôle de Sandrina (opéra Cecchina de Piccinni). Sous la direction de Martin Gester elle chante le rôle de Moragana (opéra Alcina de Haendel) à Vannes et au château de Suscinio, ainsi que le rôle de Filia extrait de Jephte de Carissimi au festival de Saarbourg . Elle a également été engagée pour le rôle de Rosina, dans le Barbier de Seville de Paisiello à l’Opéra d’Athènes, direction Iakovos Pappas.

Ce concert a été réalisé par Moselle Arts Vivants, avec le soutien du Conseil Général de la Moselle et de l’EPCC Metz en Scènes.

Côté pratique :
Vendredi 20 juin 2014 à 20h
Renseignements à L’Arsenal : 03 87 74 16 16
Tarif : 5€

Laureen Stoulig - Crédit : La robe à l'Eau

Laureen Stoulig - Crédit : La robe à l'Eau

Rédigé par Conseil Général de la Moselle

Publié dans #Cabanes

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